G E O P O L I T I K O N

Spectacolul ideilor pe hartă

10/febr/2010 George Friedman: predicţii geopolitice pentru secolul XXI (4/4)

Când Ankara şi Varşovia vor face legea

(Quand Ankara et Varsovie feront la loi

Le XXIe siècle s’achèvera sur un nouveau conflit mondial dont la Pologne, la Turquie et le Mexique, devenus grandes puissances, seront les principaux acteurs. La vision du politologue américain George Friedman.

preluat din revista Courrier international nr. 1000, ianuarie a.c.

L’auteur : George Friedman est le patron de STRATFOR, une entreprise de veille stratégique qu’il a créée en 1996 et dont les analyses sont très souvent reprises dans les médias. Le texte que nous publions est un extrait de l’avant-propos de son nouveau livre, The Next 100 Years: A Forecast for the 21st Century.

** (3/4)

Certains pays paieront pour faire venir des immigrés

De formidables avancées techniques résulteront de cette guerre, et l’une d’elles sera particulièrement cruciale. Pour des raisons évidentes, toutes les forces en présence seront à la recherche de nouvelles sources d’énergie pour remplacer les hydrocarbures. L’énergie solaire est théoriquement la source d’énergie la plus efficace sur Terre, mais elle exige de vastes batteries de capteurs. Ces capteurs prennent une place considérable et leurs effets négatifs sur l’environnement sont nombreux – sans parler du fait qu’ils ne fonctionnent pas la nuit. Au cours de la prochaine guerre mondiale, toutefois, des concepts développés avant le conflit dans le domaine de la production d’électricité dans l’espace – son acheminement sur Terre sous forme de micro-ondes passera rapidement du stade de prototype à la réalité. Développée à moindre coût grâce aux capacités de lancement d’engins militaires dans l’espace, cette nouvelle source d’énergie sera financée, à l’instar des chemins de fer ou d’Internet, par les pouvoirs publics. Et cela donnera le coup d’envoi d’un grand boom économique. La cause profonde de tout cela sera la fin de l’explosion démographique, l’événement le plus important du XXIe siècle. A l’horizon 2050, les principaux pays industrialisés se dépeupleront à un rythme spectaculaire et, en 2100, même les pays les plus sous-développés auront des taux de natalité tels que leurs populations ne s’accroîtront plus. L’ensemble du système mondial est bâti depuis 1750 sur la perspective de populations en constant accroissement. Plus d’ouvriers, plus de consommateurs, plus de soldats – c’est sur cela qu’on a toujours tablé. Mais, au XXIe siècle, cela cessera d’être vrai. Tout le système de production changera. Ce changement induira une dépendance accrue à l’égard de la technologie – et notamment des robots, qui se substitueront peu à peu à la main-d’œuvre humaine, et d’une recherche génétique poussée (moins dans le but de prolonger la vie que de rendre les gens productifs plus longtemps).

Quel sera l’effet le plus immédiat d’une baisse de la démographie mondiale ? Très simplement, au cours de la première moitié du siècle, la crise démographique se traduira par une grande pénurie de main-d’œuvre dans les pays industriels avancés. Aujourd’hui, pour les pays développés, le problème est de dissuader l’immigration. Dans les prochaines décennies, le problème sera de l’attirer. Certains pays iront même jusqu’à payer les gens pour les faire venir. Cela concernera même les Etats-Unis, qui se disputeront avec d’autres des migrants toujours moins nombreux, et faisant tout leur possible pour convaincre des Mexicains de venir s’établir aux Etats-Unis – un changement qui, même s’il prête à sourire aujourd’hui, sera inévitable.

Ces changements conduiront à la crise ultime du XXIe siècle. Le Mexique est aujourd’hui la quinzième économie mondiale. Tandis que les économies européennes déclineront peu à peu, le Mexique, tout comme la Turquie, progressera dans le classement jusqu’à devenir l’une des premières puissances économiques du monde dans les dernières années du siècle. Au cours de la grande migration vers le nord encouragée par les Etats-Unis, l’équilibre démographique dans l’ancienne Cession mexicaine [les territoires que le Mexique a cédés aux Etats-Unis en 1848, après sa défaite dans la guerre américano-mexicaine, parmi lesquels la Californie, l’Utah, le Nevada et la majorité de l’Arizona] se modifiera de manière spectaculaire – au point qu’une grande partie de cette région sera majoritairement peuplée de Mexicains.

Le gouvernement mexicain considérera cette nouvelle réalité comme la rectification de défaites historiques. Je m’attends à un grave affrontement entre les Etats-Unis et un Mexique de plus en plus puissant et sûr de lui aux alentours de 2080. Cet affrontement pourrait avoir des conséquences inattendues pour les Etats-Unis, et se poursuivra vraisemblablement au-delà de 2100.

Une bonne partie de ce que j’expose ici peut sembler difficile à concevoir. En 2009, on a du mal à imaginer que le XXIe siècle puisse s’achever sur un affrontement entre les Etats-Unis et le Mexique et du mal à voir la montée en puissance de la Turquie ou de la Pologne. Bien entendu, plus la description est détaillée, moins fiable elle devient. Il est impossible de prévoir dans le détail ce qui arrivera d’ici la fin de ce siècle – en dehors du fait que je serai mort depuis longtemps et que je ne saurai pas quelles erreurs de pronostic j’ai commises.

© 2009 George Friedman. Traduction publiée avec l’aimable autorisation de Doubleday, une marque d’édition du groupe Knopf Doubleday, division du groupe Random House.

10 februarie 2010 Posted by | Geopolitica, Istorie | , , , | Lasă un comentariu

09/febr/2010 George Friedman: predicţii geopolitice pentru secolul XXI (3/4)

Când Ankara şi Varşovia vor face legea

(Quand Ankara et Varsovie feront la loi

Le XXIe siècle s’achèvera sur un nouveau conflit mondial dont la Pologne, la Turquie et le Mexique, devenus grandes puissances, seront les principaux acteurs. La vision du politologue américain George Friedman.

preluat din revista Courrier international nr. 1000, ianuarie a.c.

L’auteur : George Friedman est le patron de STRATFOR, une entreprise de veille stratégique qu’il a créée en 1996 et dont les analyses sont très souvent reprises dans les médias. Le texte que nous publions est un extrait de l’avant-propos de son nouveau livre, The Next 100 Years: A Forecast for the 21st Century.

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La Pologne redeviendra une grande puissance

Il y a ensuite la Turquie, qui est actuellement la dix-septième économie mondiale. Chaque fois qu’a émergé un grand empire islamique, il a été dominé par les Turcs. L’Empire ottoman s’est effondré à la fin de la Première Guerre mondiale, laissant place à la Turquie moderne. Mais la Turquie est une plate-forme stable au milieu du chaos. Les Balkans, le Caucase et le monde arabe au sud sont tous instables. La Turquie verra son influence s’accroître à mesure qu’augmentera sa puissance – son économie et son armée sont d’ores et déjà les plus puissantes de la région.

Il y a enfin la Pologne. La Pologne n’est plus une grande puissance depuis le XVIe siècle. Mais elle en redeviendra une. Deux facteurs militent en ce sens. Le premier est le déclin de l’Allemagne. L’économie allemande est forte et continue de croître, mais elle a perdu le dynamisme qui l’a portée durant deux siècles. Par ailleurs, la population allemande va décliner de façon spectaculaire au cours des cinquante prochaines années, ce qui sapera un peu plus sa puissance économique.

Le second facteur, c’est que les Alle­mands chercheront à éviter une troisième guerre avec la Russie lorsque celle-ci fera pression sur la Pologne. Les Etats-Unis soutiendront toutefois la Pologne en lui fournissant une aide économique et technique massive. Les guerres, quand elles ne ravagent pas un pays, stimulent la croissance économique, et la Pologne deviendra la puissance dominante dans une coalition d’Etats alliés contre la Russie. Le Japon, la Turquie et la Pologne seront chacun confrontés à des Etats-Unis encore plus sûrs d’eux-mêmes qu’après la seconde chute de la Russie. Cela créera une situation explosive. Les relations entre ces quatre pays auront un impact déterminant sur le XXIe siècle et finiront par entraîner une nouvelle guerre mondiale. Cette guerre ne ressemblera à aucun des conflits précédents, car elle sera menée avec des armements qui pour l’instant relèvent de la science-fiction. Ce conflit du milieu du XXIe siècle sera la conséquence directe des forces dynamiques apparues dans les premières années du nouveau siècle. 

9 februarie 2010 Posted by | Geopolitica, Intelo | , , , | Lasă un comentariu

08/febr/2010 George Friedman: predicţii geopolitice pentru secolul XXI (2/4)

Când Ankara şi Varşovia vor face legea

(Quand Ankara et Varsovie feront la loi

Le XXIe siècle s’achèvera sur un nouveau conflit mondial dont la Pologne, la Turquie et le Mexique, devenus grandes puissances, seront les principaux acteurs. La vision du politologue américain George Friedman.

preluat din revista Courrier international nr. 1000, ianuarie a.c.

L’auteur : George Friedman est le patron de STRATFOR, une entreprise de veille stratégique qu’il a créée en 1996 et dont les analyses sont très souvent reprises dans les médias. Le texte que nous publions est un extrait de l’avant-propos de son nouveau livre, The Next 100 Years: A Forecast for the 21st Century.

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La seconde guerre froide s’achèvera comme la première

Les changements qui mènent à une nouvelle ère sont toujours terriblement soudains, et les vingt premières années de ce nouveau siècle ne feront pas exception. La guerre entre les Etats-Unis et l’islamisme touche déjà à son terme, et le prochain conflit est d’ores et déjà en vue. La Russie est en train de recréer son ancienne sphère d’influence, et cette sphère finira forcément par poser des problèmes aux Etats-Unis. Les Russes vont progresser vers l’ouest à travers la vaste plaine d’Europe du Nord. Mais ils se heurteront à une OTAN sous domination américaine dans les trois pays baltes – Estonie, Lettonie et Lituanie – ainsi qu’en Pologne. Il y aura d’autres points de friction en ce début du XXIe siècle, mais c’est cette nouvelle guerre froide qui sera le théâtre le plus explosif lorsque la guerre entre les Etats-Unis et l’islamisme sera terminée.

Les Russes ne peuvent que tenter de réaffirmer leur puissance, et les Etats-Unis ne peuvent que tenter de s’y opposer. Mais, au final, la Russie ne pourra pas l’emporter. A long terme, ses graves problèmes intérieurs, son déclin démographique et ses infrastructures médiocres menacent la survie même de ce pays. Cette seconde guerre froide sera moins effrayante et beaucoup moins mondialisée que la première mais s’achèvera de la même manière : par l’effondrement de la Russie.

Beaucoup prédisent que le prochain grand rival des Etats-Unis n’est pas la Russie, mais la Chine. Je ne suis pas d’accord, pour trois raisons. D’abord, lorsque l’on regarde attentivement la carte de la Chine, l’on s’aperçoit que c’est un pays extrêmement isolé géographiquement. Avec la Sibérie au nord et l’Himalaya et la jungle au sud, ainsi qu’une population majoritairement concentrée dans la partie orientale du pays, l’expansion territoriale n’est pas chose aisée pour les Chinois. Ensuite, la Chine n’est plus une grande puissance maritime depuis des siècles, et il faut du temps pour bâtir une marine de guerre. Enfin, il y a une raison plus profonde pour ne pas avoir d’inquiétude à propos de la Chine : c’est un pays foncièrement instable. Chaque fois que la Chine s’ouvre au monde extérieur, les régions côtières connaissent la prospérité, pendant que la grande majorité des habitants de l’intérieur demeurent dans la misère. Cela génère tensions, conflits et instabilité. Cela conduit aussi à prendre des décisions économiques pour des raisons politiques, avec le gaspillage et la corruption qui s’ensuivent. Ce n’est pas la première fois que la Chine s’ouvre au commerce extérieur, et ce ne sera pas la dernière fois qu’elle plongera pour cette raison dans l’instabilité. Ce ne sera pas la dernière fois non plus qu’une personnalité comme Mao surgira pour couper le pays du monde, répartir la richesse – ou la pauvreté – et recommencer le même cycle une fois de plus. Certains pensent que la tendance de ces trente dernières années va se poursuivre indéfiniment. J’estime pour ma part que le cycle chinois va entrer dans sa phase suivante et inévitable au cours de la prochaine décennie. Loin de représenter un rival, la Chine est un pays que les Etats-Unis vont s’attacher à renforcer et dont ils s’efforceront de maintenir l’unité afin d’en faire un contrepoids à la Russie. Le dynamisme économique actuel de la Chine ne présume en rien de sa réussite à long terme. Vers le milieu du siècle, d’autres puissances émergeront, des pays que l’on ne considère pas comme de grandes puissances aujourd’hui mais dont je m’attends à ce qu’ils s’affirment au cours des prochaines décennies. Je songe particulièrement à trois d’entre eux. Le premier est le Japon, deuxième économie mondiale et la plus vulnérable parce que extrêmement tributaire de ses importations de matières premières. Le Japon, qui a un passé militariste, ne restera pas la puissance mineure et pacifique qu’il a été. Il ne le peut pas. Confronté lui aussi à des problèmes démographiques et hostile à toute immigration de masse, il sera contraint d’aller chercher de la main-d’œuvre à l’étranger. Les faiblesses du Japon l’obligeront à infléchir sa politique. (continuarea – mîine)

8 februarie 2010 Posted by | Geopolitica, Intelo | , , | Lasă un comentariu

07/febr/2010 George Friedman: predicţii geopolitice pentru secolul XXI (1/4)

 Când Ankara şi Varşovia vor face legea

(Quand Ankara et Varsovie feront la loi

Le XXIe siècle s’achèvera sur un nouveau conflit mondial dont la Pologne, la Turquie et le Mexique, devenus grandes puissances, seront les principaux acteurs. La vision du politologue américain George Friedman.

preluat din revista Courrier international nr. 1000, ianuarie a.c.

L’auteur : George Friedman est le patron de STRATFOR, une entreprise de veille stratégique qu’il a créée en 1996 et dont les analyses sont très souvent reprises dans les médias. Le texte que nous publions est un extrait de l’avant-propos de son nouveau livre, The Next 100 Years: A Forecast for the 21st Century.

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La puissance intrinsèque et la position géographique des Etats-Unis en font l’acteur clé du XXIe siècle. Le pays n’est pas aimé pour autant. En revanche, sa puissance fait qu’il est craint. Aussi, l’histoire du XXIe siècle, et particulièrement sa première moitié, tournera autour de deux combats de signe opposé. L’un sera mené par des puissances secondaires, qui formeront des coalitions pour tenter d’endiguer et de brider les Etats-Unis. L’autre sera livré par les Etats-Unis eux-mêmes, qui agiront de façon préventive afin d’empêcher ces coalitions de se former.

Si l’on considère le début du XXIe siècle comme l’aube de l’ère américaine (succédant à l’ère européenne), nous voyons qu’il y a eu tout d’abord un groupe de musulmans cherchant à recréer le califat – le grand empire islamique qui s’étendait autrefois de l’Atlantique au Pacifique. Ce groupe devait inévitablement frapper les Etats-Unis, dans l’espoir d’attirer la première puissance mondiale dans une guerre, afin de démontrer sa faiblesse et de déclencher un soulèvement islamique. Les Etats-Unis ont réagi en envahissant le monde islamique. Mais leur objectif n’était pas la victoire. D’ailleurs, personne ne sait très bien en quoi aurait consisté cette victoire. Leur but était simplement de déstabiliser le monde islamique et de le dresser contre lui-même, de façon à empêcher l’émergence d’un empire islamique. Les Etats-Unis n’ont pas besoin de gagner des guerres. Il leur suffit de faire de la déstabilisation, de sorte que le camp d’en face ne puisse acquérir une force suffisante pour les menacer. Le XXIe siècle verra une série d’affrontements impliquant des puissances secondaires tentant de s’allier pour brider l’action américaine, tandis que les Etats-Unis lanceront des opérations militaires pour les en empêcher. Le XXIe siècle verra davantage encore de guerres que le XXe siècle, mais ces conflits seront beaucoup moins catastrophiques, en raison à la fois des évolutions technologiques et de la nature de la menace géopolitique. (continuarea – mîine)

7 februarie 2010 Posted by | Geopolitica, Intelo | , , | Lasă un comentariu

22/ian/2010 Analiza geopolitică predictivă STRATFOR pentru secolul XXI

… merită cinci minute din timpul cititorilor GEOPOLITIKON!

George Friedman (fondator STRATFOR) prezintă în acest video opiniile sale, care stau la baza cărţii Următorii o sută de ani (tradusă şi în româneşte, Ed. Litera & Săptămîna financiară, Bucureşti, 2009) – o lectură pe care o recomandăm tuturor celor pasionaţi de geopolitică sau de istoria posibilă a… viitorului – EURAST.

22 ianuarie 2010 Posted by | Geopolitica, Intelo | , , , | Lasă un comentariu

21/ian/2010 Previziuni geopolitice STRATFOR: Turcia, Egipt, Israel şi Orientul Mijlociu în 2010-2020

Analiză predictivă STRATFOR pentru Orientul Mijlociu (2010-2020)

George Friedman (director STRATFOR) anticipează:

– scăderea în importanţa zonei a jihad-ului;

– profilarea Turciei ca mare putere – înfluenţa ei asupra Egiptului;

– creşterea presiunilor asupra statului Israel;

21 ianuarie 2010 Posted by | Geopolitica, Intelo | , , , , , | Lasă un comentariu